L'EMPIRE 

2 ème partie (1807-1810)


Napoléon 1er
Par Antonio Canova
National Museum , Krakow


La campagne de Pologne



Les prussiens battus, il restait les russes à défaire. La Grande Armée marche donc sur Varsovie. Les russes ayant peur d'un soulèvement des polonais décident de se replier. Murat entre dans Varsovie le 28 novembre 1806 acclamé par la population. Le 19 décembre Napoléon entre à son tour dans Varsovie et décide de mettre l'armée en quartiers d'hiver compte tenu des conditions climatiques difficiles.


C'est le 1er janvier 1807 que Napoléon aurait rencontré pour la première fois celle qui deviendra sa maîtresse, la comtesse Maria Walewska.

A la surprise générale, début janvier, les russes du général Bennigsen prennent l'initiative d'attaquer le corps d'armée français du maréchal Bernadotte qui était isolé du reste de la Grande Armée.



Napoléon donne l'ordre à Bernadotte de reculer. Benningsen averti d'un piège se replie et prend position aux abords du village d'Eylau. Napoléon qui avançait à marche forcée arrive le 7 février, il n'a que 40 000 hommes avec lui alors que les russes sont le double. Le 8 février, tôt le matin, la bataille la plus sanglante de l'empire est déclenchée par le général Benningsen, alors qu'il neige.



Les russes enfoncent profondément le centre des français, Napoléon demande à Murat  de  charger avec ses cavaliers.  Le "grandiose cavalier" rassemble 10 000 cavaliers  et  s'engouffre  dans  les  lignes russes.  C'est  probablement  la  plus importante charge de cavalerie de l'histoire. 


La bataille dure encore tout l'après-midi. Ce n'est qu'à la nuit tombante, lorsque le maréchal Ney arrive avec 8000 hommes sur le champ de bataille, que le général russe ordonne la retraite.



L'unité de cavalerie légère des chasseurs à cheval de la Garde impériale participe activement à la bataille, le colonel Dahlmann, commandant la garde y est mortellement blessé.


Eylau n'est ni une victoire, ni une défaite, même si Napoléon reste mettre du terrain. 40 000 soldats hors de combat, dont 17 000 français gisent sur le champ de bataille. Napoléon s'installe dans le château de Finkelstein et attend des renforts de France pour pouvoir continuer à faire la guerre aux russes, dans l'espoir d'une bataille décisive.



Napoléon prépare un plan de bataille contre les russes en essayant d'ouvrir un autre front en Orient avec l'aide des turcs et des perses. Le 4 mai un traité d'alliance franco-perse dirigé contre les russes est signé à Finkelstein.
L'empereur russe, Alexandre 1er pense lui qu'il tient Napoléon, que son armée est supérieure et doit gagner, il pousse Bennigsen à en finir au plus vite. Les combats reprennent début juin, après plusieurs batailles, dont celle d'Heilsberg le 11 juin, les russes se replient vers le nord. 



Napoléon tend un piège au général Bennigsen avec l'aide du corps d'armée du maréchal Lannes. Le général russe ayant traversé l'Alle va être contraint de combattre le dos au fleuve.



Au matin du 14 juin 1807, Bennigsen n'a devant lui que les 20 000 hommes des maréchaux Lannes et Mortier, mais en début d'après-midi, Napoléon arrive d'Eylau avec prêt de 60 000 hommes.



La bataille démarre réellement vers 17 heures lorsque la maréchal Ney, appuyé par les cavaliers de Latour-Maubourg, déclencha une attaque générale. 



Les russes résistent farouchement mais vers 19 heures l'artillerie française a détruit les ponts sur l'Alle, Ney et Victor sont dans Friedland, l'armée russe est coupée en deux.



Sur ordre de Napoléon, Lannes et Mortier achèvent le travail, les russes qui tentent de repasser l'Alle en empruntant des gués sont tués, noyés ou capturés. Jamais Napoléon n'avait vaincu aussi totalement une armée ennemie, d'autant que le 27 mai le maréchal Lefebvre avait pris Dantzig.

Les russes et les prussiens battus se retirent derrière le fleuve Niémen et sollicitent un armistice. Napoléon accepte et le 25 juin les deux empereurs, Alexandre et Napoléon, se rencontrèrent pour la première fois sur un radeau improvisé au milieu du Niémen.




Les deux empereurs négocient avec l'apparence d'une entente parfaite, le traité de Tilsit, signé le 7 juillet, crée le grand-duché de Varsovie, rétablit l'indépendance de Dantzig et fonde le royaume de Wesphalie que Napoléon confiera à son frère Jérome.
Le Tsar Alexandre reconnait la confédération du Rhin et les royaumes de Naples et de Hollande et s'engage à servir de médiateur entre la France et l'Angleterre.



Pour faire plaisir au Tsar, la Prusse n'est pas démantelée complètement mais signe le 9 juillet un traité humiliant qui ne lui laisse qu'un tiers de son territoire. La reine Louise de Prusse avait bien tentée de séduire Napoléon pour conserver Magdebourg, mais l'empereur ne se laissa pas faire et ne lui offrit qu'une rose.
La reine Louise, symbole du patriotisme prussien, mourra en 1810, minée par la perte de sa chère ville de Magdebourg.



Tilsit déclaré neutre pendant les négociations, sera l'occasion pour les soldats des deux armées de fraterniser.


Le 22 juillet 1807 à Dresde, Napoléon donne aux polonais une constitution, dont un article impose le code civil français au nouvel état. Napoléon prend le titre de protecteur de cet état vassal de l'empire français.


Napoléon est de retour à Paris fin juillet, il peut reprendre la gestion des affaires intérieures en main après dix mois d'absence. Il continue à supprimer petit à petit toutes les oppositions, crée l'université impériale et une nouvelle noblesse qui lui permet de rallier les élites.




Un autre sujet occupe l'esprit de Napoléon, c'est le blocus continental contre l'Angleterre. C'est à cause de cela qu'il décide d'intervenir au Portugal. Le roi d'Espagne, allié de Napoléon, laisse Junot à la tête d'une armée de 25 000 hommes traverser l'Espagne. Le 30 novembre 1807 Junot entre dans Lisbonne.



La famille royale portugaise, sous protection anglaise, se réfugie au Brésil. C'est un événement majeur de l'histoire de l'Amérique du Sud et du Portugal puisqu'il enclenchera le processus d'indépendance du Brésil.



De nombreux corsaires des ports de la manche et de l'Océan font un tord considérable au commerce maritime anglais. Le célèbre Surcouf est de ceux-là, Napoléon lui avait proposé une charge de capitaine et le commandement d'une escadre qu'il refusa pour garder son indépendance.

Un autre célèbre corsaire, Bucaille, héros de Boulogne-sur-mer, sera fait chevalier héréditaire par Napoléon en 1809 grâce à ses succès. On lui attribue près de 100 prises de navires anglais.



Un homme résiste toujours à Napoléon et refuse de fermer ses ports aux navires des britanniques, c'est le pape Pie VII. Le pape ne cédera pas, le 2 février 1808, les soldats français entre dans Rome sans qu'une goutte de sang ne coule. Malgré cela le pape résiste toujours, Napoléon finira par le faire arrêter et emprisonner en juin 1809.



Le 11 février 1808, Napoléon suivi du maréchal Sérurier, gouverneur des Invalides, des maréchaux Berthier et Murat, de Duroc, grand maréchal du Palais et du chirurgien Dominique Larrey visite l'infirmerie de l'hôpital des Invalides. La gestion des blessés préoccupait beaucoup l'empereur.




La guerre d'Espagne


En Espagne, la situation est confuse, Ferdinand, prince des Asturies, héritier de la couronne tente de prendre le pouvoir et de se débarrasser du premier ministre Godoy, haï par les espagnols. Son père, le faible Charles IV, le fait arrêter le 28 octobre 1807. Napoléon tente de réconcilier le père et le fils, puis décide d'intervenir pour imposer sa domination.

Le 20 février 1808, Murat est nommé lieutenant général d'Espagne et prend la tête d'une armée de 90 000 hommes. Le maréchal ayant pour objectif de pousser Charles IV à abdiquer.



Les troupes françaises sont d'abord bien accueillies, les espagnols étant occupés par les émeutes organisées par le prince Ferdinand. Le 19 mars l'enlèvement de Godoy, pousse Charles IV à abdiquer en faveur de son fils Ferdinand VII.

Murat arrivé à Madrid le 23 mars refuse de reconnaître le nouveau roi. Fin avril à Bayonne Napoléon contraint Charles IV d'abdiquer une seconde fois en sa faveur. Début mai, Ferdinand est contraint à son tour à l'abdication. 



Le 2 mai 1808 les madrilènes se soulèvent contre les troupes de Murat qui réagit dès le lendemain avec une brutalité extrême.



Le 3 mai 1808, le peintre Francisco de Goya, assista à l'exécution des rebelles espagnols. Marqué par cette vision, en 1814 il réalisera les deux œuvres " El Dos de Mayo de 1808 en Madrid" et " El Tres de Mayo de 1808 en Madrid" sombres témoignages de ce soulèvement.



Dès le 30 mai, l'Espagne entière est en armes, la cruauté de cette guérilla paysanne est impitoyable. Des officiers espagnols comme le général José de Palafox forment des régiments pour lutter contre les français.



Napoléon met son frère Joseph sur le trône d'Espagne alors que l'insurrection gagne tout le pays. Le maréchal Bessières ouvre la route de Madrid à Joseph, qui y entre le 20 juillet. Deux jours plus tard à Bailén le général Dupont cerné par les espagnols capitule, plus de 10 000 français sont entassés sur des navires prisons désarmés.



Cette défaite entraîne la perte du Portugal. Le britannique Sir Arthur de Wellesley, futur duc de Wellington, met en déroute les troupes du général français Delaborde le 17 août 1808 à Roliça puis bat le général Junot à Vimeiro le 20 août 1808. Les français sont contraint de capituler le 30 août 1808 et de signer la convention de Cintra qui les obligent à évacuer le pays mettant fin à la première invasion française du Portugal.

Napoléon doit intervenir mais avant cela il a besoin de s'assurer que l'est ne bougera pas.



Fin septembre 1808 à Erfurt, capitale de la Thuringe, Napoléon réunit tous les princes et rois de la Confédération du Rhin dans un luxe extraordinaire pour impressionner le Tsar Alexandre 1er en affichant sa puissance.

Les deux empereurs eurent au début des entrevues cordiales, puis Talleyrand ayant commencé a trahir son maître, les entretiens devinrent plus difficiles. Les deux empereurs signeront malgré tout le 12 octobre une convention qui renouvelle leur alliance.

Durant les fastueux dîners organisés à Erfurt le célèbre tragédien Talma déclame des vers.



C'est également pendant son séjour à Erfurt que Napoléon rencontra l'écrivain Wolgang von Goethe qu'il décora de la Légion d'Honneur. L'auteur de Faust ressortira de cette entrevue impressionné par la culture littéraire de l'empereur.

Rentré à Paris le 19 octobre, Napoléon ne tarde pas à rejoindre la Grande Armée rassemblée près de la frontière espagnole. Le 3 novembre il est à Bayonne, le 12 novembre il est à Burgos, le 2 décembre les français sont devant Madrid, deux jours plus tard la ville capitule.


Napoléon s'installe à quelques kilomètres de Madrid et aussitôt signe des décrets, abolie les droits féodaux et supprime les couvents. Il veut montrer qu'il est le maître, le 7 décembre, il adresse une proclamation aux espagnols pour tenter de les rallier. Cette proclamation pleine de menaces ne permettra pas de faire changer l'attitude les insurgés.

Fin décembre, Napoléon quitte Madrid pour aller au devant du général britannique, Sir John Moore, qui arrive du Portugal. Le 1er janvier 1809, Napoléon et le corps d'armée du maréchal Soult entre dans Astorga.
Le 17 janvier, Napoléon ayant appris que l’Autriche préparait la guerre, part pour la France en laissant Soult poursuivre les anglais qui battent en retraite. A la bataille de la Corogne, le 16 janvier 1809, le général Moore est mortellement blessé. Soult qui manque de rapidité laisse les anglais ré-embarquer sur leurs navires et s'enfuir. 



Avant de partir pour la France, Napoléon avait donné l'ordre au maréchal Moncey de prendre Saragosse.
La ville est tenu par les 25000 hommes du général José de Palafox et 20000 paysans fanatiques. Moncey ne peut qu’assiéger la ville en attendant l'arrivée du Maréchal Lannes. C'est le 24 février, après plus de deux mois de siège, que Lannes entre dans la ville. L'Espagne est conquise mais pas pacifiée.


La campagne de 1809


Napoléon, rentré à Paris le 23 janvier 1809, tente de mater Fouché et Talleyrand qui inquiets complotent. Le 28 janvier Napoléon lors d'un entretien avec Talleyrand lance en colère la fameuse phrase " Vous êtes de la merde dans un bas de soie." Le lendemain Talleyrand est remercié.



L'Angleterre une nouvelle fois essaye d’entraîner les pays européens dans une coalition contre la France. L'empire autrichien est le seul à y répondre favorablement. L'archiduc Charles d'Autriche dispose de 200 000 hommes et se dirige vers le Rhin, son frère l'archiduc Jean dispose lui de 100 000 hommes menaçant l'Italie. 



Napoléon organise une armée en Allemagne forte de 200 000 hommes. Le 10 avril l'archiduc Charles entre en Bavière, le 13 Napoléon quitte Paris, il ne mettra que cinq jours pour arriver sur le terrain des opérations.
L'archiduc Charles prend l'initiative de l'offensive et attaque le corps d'armée de Davout le 22 avril à Eckmühl. Le maréchal Davout repousse l'archiduc qui est obligé de se replier.



Le 23 avril 1809, les français arrivent devant Rastibonne. Napoléon est blessé au talon par une balle tirée des remparts de la ville. Il se fait soigner, refusant de quitter l'endroit, puis remonte à cheval sans bottes pour assister à la prise de la ville par le maréchal Lannes.



La route de Vienne est ouverte, le 13 mai la ville capitule et Napoléon peut y pénétrer, mais les autrichiens se sont replier en bon ordre de l'autre coté du Danube après avoir détruit les ponts.



Napoléon choisit l'île de Lobau, qui sépare le Danube en deux bras pour établir une tête de pont vers l'autre rive. Les soldats du génie construisent des pont qui permettent le 20 mai 1809 à Masséna d'occuper Aspern et à Lannes de rejoindre Essling.


Le 21 mai, l'Archiduc Charles, profitant qu'une partie seulement de l'armée française a traversée le Danube, déclencha l'offensive.



La bataille d'Essling est très pénible pour les français qui doivent se replier sur l'île de Lobau, les ponts ayant cédés sous la crue subite du fleuve. Cette bataille est considérée comme une victoire pour les autrichiens et une défaite provisoire pour les français.



Sur l'île Napoléon retrouve le Maréchal Lannes mourant, le chirurgien Larrey ayant du l'amputer des deux jambes. L'empereur perd un ami et un grand soldat.

Tous le mois de juin est consacré à consolider les positions sur l'île de Lobau, l'armée d'Italie commandée par Eugène de Beauharnais, victorieuse de l'archiduc Jean d'Autriche à Rapp le 14 juin rejoint l'armée d'Allemagne, Napoléon dispose de 190 000 hommes. L'archiduc Charles en dispose lui de 140 000 qu'il a regroupés dans la prairie de Wagram.



C'est le 6 juillet au matin que l'archiduc Charles déclanche l'offensive en attaquant l'aile gauche française commandée par Masséna et l'aile droite commandée par le maréchal Davout. Napoléon demande au général Macdonald d'attaquer au centre, soutenu par les 100 canons des généraux Lauriston et Drouot. En début d'après-midi l'armée autrichienne est coupée en deux, l'archiduc Charles abandonne le champ de bataille.



La bataille est gagnée, mais la victoire à coutée chère, de nombreux chefs sont morts dont le valeureux général Lasalle.  Cinq jour plus tard Napoléon bat à nouveau l'armée autrichienne à Znaïm. L'archiduc Charles propose un armistice que Napoléon accepte. Cette campagne de 1809 s'achève de façon moins convaincante que la campagne de 1807 et montre le début du déclin des troupes napoléoniennes et l'amélioration de celles de ses adversaires. 




Le divorce de Napoléon et de Joséphine


L'empereur, poussé depuis longtemps par son entourage, se décide à divorcer de Joséphine qu'il aime pour pouvoir se remarier avec une femme qui pourra lui donner un héritier.




C'est le 30 novembre 1809 que Napoléon annonce à Joséphine son intention de divorcer. Le 15 décembre le divorce civil est prononcé et le 12 janvier 1810 le mariage religieux est annulé. Joséphine se retire à La Malmaison.



Dès son mariage religieux annulé, Napoléon se met en quête d'une nouvelle épouse. Après avoir songé à la sœur du Tsar Alexandre, Napoléon demande en mariage l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, fille de l'empereur François 1er.



L'Autriche prête à tout pour sauver son empire accepte cette union. Le maître de l'Europe pouvait épouser la nièce de Marie-Antoinette.



Marie-Louise d'Autriche, impératrice


Le 27 mars 1810, Napoléon impatient de rencontrer sa nouvelle épouse, se porte à sa rencontre à Compiègne.


Napoléon tombe très vite sous le charme de sa jeune et fraîche épouse, le mariage arrangé devient une romance. Marie-Louise tombe également sous le charme de son époux.



Le mariage civil fut célébré à Saint-Cloud le 1er avril et la mariage religieux le 2 avril dans le salon carré du Louvre sous une maquette de l'Arc de triomphe.
Marie-Louise revêt le manteau d'impératrice qu'avait revêtu Joséphine. Tous les membres de la cour impériale sont présents ainsi que de nombreux représentants étrangers.



Le Tsar Alexandre est représenté par son ambassadeur le prince Alexandre Kourakine.







1810 L'apogée de l'empire


L'empire ne cesse de s'étendre, toute l'Europe continentale est conquise, Napoléon rêve à un nouvel empire d'Occident réunissant tous les peuples européens.




Napoléon est montré paternel pour la première fois dans le tableau ci-dessous de Ducis présenté au salon de 1810. Ces enfants sont ses neveux et nièces, le bébé sur ses genoux, fils de Louis Bonaparte, deviendra plus tard Napoléon III.



Napoléon, jeune marié, ne se résous pas à laisser son épouse pour aller en Espagne aider son frère qui ne parvient pas à pacifier le pays. Il y a aussi la Hollande qui le préoccupe, son frère Louis, ne fait pas respecter le blocus et tente de faire la paix avec l'Angleterre. En guise de voyage de lune de miel se sera un voyage officiel en Hollande.



C'est un immense cortège qui part du château de Compiègne le 27 avril 1810 à destination d'Anvers. Napoléon et son épouse sont accueillis par des foules en liesse. Le 2 mai 1810, Napoléon et Marie-Louise assiste dans le port d'Anvers au lancement du vaisseau Le Friedland. 



De retour à Paris le 1er juin, Napoléon reprend les choses en mains, le 3 juillet son frère Louis abdique, la Hollande est découpée en neufs départements français. La lieutenance générale de ces nouveaux territoires annexés à l'Empire est confiée à l'Archichancelier de L'Empire, Lebrun. Fouché qui complotait encore est révoqué et remplacé par le général Savary.



Invasions napoléoniennes du Portugal.

(Guerre péninsulaire du Portugal)

La deuxième invasion du Portugal sous le commandement du maréchal Soult débute en février 1809. Sir Arthur Wellesley, duc de Wellington, arrivé à Lisbonne le 21 avril 1809 marche sur Porto avec une armée anglo-portugaise de 18000 hommes.


Après les batailles de Grijo les 10 et 11 mai 1809 et de Porto le 12 mai le Portugal était perdu pour les français. Les troupes françaises battent en retraite en Espagne. C'est la fin de la deuxième invasion du Portugal


La troisième invasion du Portugal débute en septembre 1810. Napoléon met en oeuvre des moyens importants sous le commandement du maréchal Masséna.


La bataille de Buçaco le 27 septembre 1810 se conclut par une importante victoire de l'armée anglo-portugaise. Masséna est tenu en échec par les défenses du "duc de fer", il bat en retraite en mars 1811. La troisième invasion française du Portugal est un échec.



Voir le chapitre suivant : L'Empire, 3ème partie 1811 à 1814