LES CENT-JOURS 

(20 mars 1815 - 8 juillet 1815)


Monument Napoléon à Cheval
d'Emmanuel Frémiet
Prairie de la rencontre à Laffrey

Le Vol de l'Aigle


Parti de l'île d'Elbe le 26 février, le 27 à 18h00, L'Inconstant sur lequel à embarqué Napoléon et sa suite croise le Zéphir.



Le 1er mars 1815 Napoléon débarque par surprise à Golfe-Juan avec 7 navires et 1100 hommes, le 7 mars au défilé de Laffrey il rallie d'une seule phrase le cinquième régiment d'infanterie de ligne qui était bien décidé à arrêter sa progression.



le 18 mars le maréchal Ney qui avait promis au roi de "ramener l'usurpateur dans une cage de fer" est lui aussi obligé de se rallier devant la défection de ses troupes. Louis XVIII lorsqu'il apprend la nouvelle prend la route de Gand en Belgique avec son frère le comte d'Artois, futur Charles X.



Le 20 mars sans avoir fait couler un goutte de sang Napoléon est de retour aux Tuileries. Le soir même il nomme ses ministres.



Face au danger de la septième coalition constituée par l'armée anglo-hollandaise de Wellington, l'armée prussienne de Blücher, l'armée russe de Barclay de Tolly et l'armée autrichienne de Schwarzenberg, Napoléon reconstitue une armée de 124 000 hommes et de 370 pièces d'artillerie et se dirige vers le nord.



La campagne de Belgique


Napoléon sait qu'il ne pourra pas battre toutes les armées coalisées en même temps et même séparément, il lui faut une victoire éclatante, il compte d'abord vaincre l'armée de Blücher puis rejeter les anglais à la mer avant de se retourner vers les austro-russes.



Le 16 juin à Ligny, Napoléon se confronte à l'armée du maréchal Blücher


Cette bataille sera la dernière victoire de Napoléon mais ne sera malheureusement pas décisive.


Après un combat féroce, le centre des prussiens est enfoncé, mais très adroitement le chef d'Etat-Major de Blücher, le général von Gneisenau fait replier les prussiens sur les ailes. 



L'armée prussienne est battue mais pas vaincue.


Napoléon part immédiatement après la bataille rejoindre le maréchal Ney aux prises avec les anglais aux Quatre-Bras en laissant le maréchal Grouchy poursuivre les prussiens avec ses 34000 hommes.



Wellington ayant appris la défaite de Blücher décide de se positionner au sommet du Mont-Saint-Jean, près du village de Waterloo, en fortifiant trois fermes Hougoumont, La Haie-Sainte et Papelotte.



Wellington est à la tête d'une armée de 68000 hommes dont 17000 néerlandais commandés par le jeune prince de 22 ans Guillaume d'Orange Nassau qui sera blessé lors de la bataille.


L'armée de Napoléon compte 71600 hommes. Il doit attaquer le plus tôt possible avant que les prussiens ne puissent rejoindre le champ de bataille. Mais le 18 juin au matin Napoléon doit attendre pour attaquer que le soleil sèche la boue, il a plu toute la nuit et le terrain est détrempé. 


C'est à 11h30 que débute la première attaque des français commandés par le prince Jérôme. Ils attaquent à l'ouest la ferme de Hougoumont. Les défenseurs de Hougoumont font preuve d'une résistance farouche. Toutes les attaques françaises sont repoussées. Hougoumont sera toute la journée une bataille dans la bataille mobilisant près de 8000 soldats français.



A 13h00 les 80 canons français ouvrent le feu. A 13h30 le 1er corps du maréchal Ney démarre son attaque.


Les français buttent contre les solides défenses de la ferme de la Haye Sainte tenu par un bataillon de la King's German Legion. Ils buttent également contre les défenses de la ferme de Papelotte.


Wellington fait contre-attaquer ses brigades de cavalerie lourde dont la célèbre brigade des Scots Greys de Somerset qui obligent les français sévèrement bousculés à se replier.



A 14h00, la seconde brigade de cavalerie des Scots Greys charge l'infanterie française et capture l'étendard du 45 ème régiment français.


A 15h00, le 1er corps français s'étant reconstitué, une nouvelle attaque est menée pour tenter de s'emparer de la ferme de la Haie Sainte. Compte tenu de la canonnade française Wellington fait replier son centre.


Le maréchal Ney croyant à un repli général engage les cuirassiers et la cavalerie légère de la Garde. Wellington ordonne alors à ses régiments de se former en carrés d'infanterie. 



A 16h30 Napoléon est confronté à l'arrivée des prussiens sur le champ de bataille par le flan est. C'est le IV corps prussien du général von Bülow qui s'invite sur le champ de bataille.


Napoléon avait envoyé un courrier pour demander au maréchal Grouchy de rejoindre le champ de bataille avec ses 34000 hommes, mais il n'arrive pas.


Vers 18h00 , le village de Plancenoit tombe aux mains des prussiens.



La jeune garde est envoyée pour reprendre le village. Elle réussit puis un nouvel assaut des prussiens l'en déloge. Vers 19h00 les français parviennent à reprendre Plancenoit et a stabiliser le front.


Vers 18h30, sur le front central, La Haie-Sainte est enfin prise et Ney peu avancer. Pendant un temps la situation des alliés est critique. 



Ney demande des renforts pour en finir. Napoléon refuse compte tenu de la pression des prussiens à droite.


Ney ne pouvant pas poursuivre son attaque, Wellington peut renforcer son centre



A 19h30, quand Napoléon décide d'engager la Garde Impériale, c'est trop tard.



Les anglais ont repris le dessus, la Garde Impériale recule.



A 20h30, Wellington ayant lancé en avant l'ensemble de l'armée alliée, c'est la déroute, hormis quelques bataillons de la vieille garde, l'ensemble de l'armée française s'enfuit dans le désordre.



Alors que Napoléon a fui en échappant de peu à l'avant-garde prussienne, à 22h00 Wellington et Blücher se rencontre.



Les pertes en vies sont énormes du coté français, près de 10 000 morts et plus de 30 000 blessés.



Napoléon de retour à Paris le 20 juin y croit encore, mais les Chambres hostiles et les trahisons l'obligent à abdiquer une seconde fois le 22 juin.



A Huningue le général Joseph Barbanègre à la tête de 400 hommes refuse de reconnaître l'armistice. Il est assiégé par 20 000 autrichiens commandés par l'archiduc Jean. Il tient la ville durant 2 mois alors que Napoléon à abdiqué. Il capitule de 26 août à la condition que la garnison puisse rejoindre l'armée de la Loire commandée par le maréchal Davout. La sortie de la garnison est saluée par les autrichiens avec respect.


Voir le chapitre suivant : L'Exil (1815-1821)